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Édition du 15/09/2026Numéro 1Magazine en tiers

Ovale Garonne

Le ballon ovale au cœur de Bordeaux et de la Gironde

Histoire du rugby à Bordeaux : du Stade bordelais à l’UBB

De la colonie vinicole anglaise aux sept titres du Stade bordelais puis à l’union de 2006 : les dates et les lieux qui fondent le rugby d’ici.

Par La rédaction d'Ovale GaronnePublié le Corriger, signaler une source : contact@bordeaux-rugby.com

Scène de mêlée sur un terrain boueux de l'époque héroïque du rugby bordelais, joueurs penchés épaule contre épaule sous une lumière grise et diffuse.
Mêlée sur un terrain boueux, joueurs épaule contre épaule sous une lumière grise.

Vous suivez l’Union Bordeaux Bègles au stade Chaban-Delmas et vous voulez comprendre d’où vient ce club de Bègles qui porte les couleurs Bordeaux et blanc. Vous allez apprendre comment deux héritages rivaux se sont réunis en 2006 pour faire naître une équipe qui évolue aujourd’hui en Top 14.

Pourquoi Bordeaux a attendu 2006 pour peser d’un seul bloc ?

Pendant une grande partie du XXe siècle, vous auriez vu une agglomération sans club durablement dominant au sein de l’élite du rugby français. La page explique cette situation par la coexistence et la rivalité entre le Stade bordelais et le Club athlétique Bordeaux Bègles Gironde. Vous pouvez lire cette histoire locale pour mieux suivre le rugby professionnel à Bordeaux car elle éclaire les choix faits au moment de l’union. Chaque club gardait ses soutiens, ses habitudes et ses ambitions, ce qui divisait les moyens sportifs et économiques.

Que retenez vous des sept titres du Stade bordelais ?

À la charnière des XIXe et XXe siècles, vous auriez trouvé dans le Stade bordelais l’un des principaux pôles de performance du rugby hexagonal. Il remporte sept titres de champion de France entre 1899 et 1911 et devient à cette occasion le premier club provincial sacré. Vous mesurez le contraste avec la suite, car ce cycle de domination est suivi d’un déclin progressif et le club évolue par la suite dans les divisions amateurs. Cette mémoire reste utile quand vous discutez avec d’anciens supporters dans les tribunes.

Deux héritages rivaux se sont réunis en 2006 pour faire une seule équipe de l'élite.

Bègles en élite : que disent 1969, 1991 et 1995 ?

De votre côté béglais, vous trouvez une autre constance. Le Club athlétique béglais s’installe durablement au sein de l’élite à partir de la période précédant la Première Guerre mondiale et ne la quitte qu’exceptionnellement, notamment lors de la saison 1986-1987. Son palmarès comprend deux titres de champion de France obtenus en 1969 et 1991 ainsi qu’une participation à l’édition inaugurale de la Coupe d’Europe en 1995. À l’orée du XXIe siècle, vous voyez les trajectoires diverger car le Club athlétique béglais est relégué en Pro D2 à l’issue de la saison 2002-2003 puis en Fédérale 1, tandis que le Stade bordelais amorce une progression vers la Pro D2.

Comment naît l’Union en mars 2006 ?

En 2005, vous assistez à un nouveau projet de fusion entre le Stade bordelais université club et le Club athlétique Bordeaux Bègles Gironde, malgré l’opposition marquée d’une partie des supporters et des contraintes structurelles significatives. Le projet bénéficie du soutien des autorités politiques locales, celles de Bordeaux représentées par Alain Juppé et celles de Bègles sous l’impulsion de Noël Mamère. Les dirigeants Alban et Michel Moga pour le Club athlétique béglais ainsi que Frédéric Martini et Philippe Moulia pour le Stade bordelais œuvrent à la mise en commun des moyens sportifs, économiques et organisationnels. L’argument avancé devant vous est clair, clarifier l’offre sportive locale auprès des entreprises confrontées à une dualité qui freine leur engagement.

Où jouait la nouvelle Union et sous quel nom ?

Le 10 mars 2006, vous auriez noté une étape décisive avec l’adoption officielle d’une charte d’union entre les deux clubs. Quelques semaines plus tard, une entité commune structurée sous la forme d’une société anonyme sportive professionnelle résulte des travaux d’un comité de pilotage de six membres répartis à parts égales, Michel Moga, Alban Moga et Raymond Chatenet pour le Club athlétique béglais, Jean-Pierre Lamarque, Hervé Hargous et Philippe Moulia pour le Stade bordelais. La fusion concerne exclusivement les équipes seniors et espoirs et chaque club conserve ses structures de formation et ses équipes de jeunes. Vous liriez dans la page consacrée à l’Union Bordeaux Bègles que la nouvelle entité reprend la place sportive du Stade bordelais en Pro D2 et que le centre de formation de Bègles contribue vite à l’équipe première avec l’émergence de joueurs tels que Maxime Machenaud.

Qui porte la montée de Pro D2 vers le Top 14 ?

Au début, vous auriez connu un nom long, Union Stade bordelais CA Bordeaux Bègles Gironde, porté de 2006 à 2008, et des rencontres à domicile réparties entre le stade André-Moga de Bègles et le stade Sainte-Germaine du Bouscat. Frédéric Martini est nommé président puis, au début de la saison 2006, Laurent Marti, entrepreneur bergeracois et dirigeant du groupe Top Tex basé à Toulouse, lui succède. Sous son impulsion, un site unique est retenu à Bègles et le nom est simplifié au printemps 2008 pour devenir Union Bordeaux Bègles. Vous suivez aussi les budgets qui passent de 3,6 millions d’euros aux débuts, puis de 3,8 millions en 2007-2008 à 4,2 millions en 2008-2009, avant d’atteindre 5,3 millions en 2010-2011, saison marquée par la montée en élite.

Que change la première saison dans l’élite en 2011 2012 ?

En 2009, vous voyez arriver Marc Delpoux, alors entraîneur du Calvisano en Italie, avec un objectif de montée en Top 14 à deux ou trois ans. Il s’entoure de recrues dont Gerard Fraser, meilleur réalisateur de Pro D2 lors de la saison 2010-2011. Au terme de cette saison, l’Union se classe cinquième de la phase régulière, s’impose en demi finale au stade Lesdiguières face au FC Grenoble sur le score de 12 à 19, puis domine le SC Albi en finale au stade Armandie sur le score de 21 à 14. Vous obtenez l’accession en Top 14 en compagnie du Lyon OU, champion de la saison régulière, malgré un début de saison difficile marqué par une défaite à domicile face à l’US Colomiers. La composition de départ de la finale associe des noms que vous retrouvez encore dans les récits du club, Franck Labbe, Ole Avei, Silviu Florea, Cameron Treloar, Adam Jaulhac, Justin Purll, Matthew Clarkin, Daniel Leo, Heini Adams, Gerard Fraser, Rafael Carballo, Julien Rey, Andrew Ma’ilei, Blair Connor et Vungakoto Lilo.

Comment l’UBB s’installe entre Chaban-Delmas et l’Europe ?

Pour son retour dans l’élite, vous observez des débuts délicats sur la pelouse du Stade français puis une première victoire dès la deuxième journée face à l’Aviron bayonnais au stade Chaban-Delmas, réinvesti après deux années d’absence. Au fil de la saison 2011-2012, l’Union déjoue les pronostics avec une victoire face au Stade toulousain sur le score de 18 à 17 devant 34 700 spectateurs, une victoire arrachée face au CA Brive dans les dernières secondes, un succès offensif contre le Stade français par cinq essais à zéro le 31 décembre et une victoire à l’extérieur sur la pelouse du stade Jean-Dauger quelques jours après l’accident vasculaire cérébral de l’entraîneur des avants Laurent Armand. Vous reconnaissez un jeu offensif inspiré de l’hémisphère Sud, fondé sur la vitesse et la circulation du ballon. L’Union se classe huitième avec 53 points et 12 victoires. Vous pouvez replacer ce parcours dans le stade Chaban-Delmas les jours de match car l’ambiance de cette saison fonde une partie de l’attachement actuel.

Que regardez vous aujourd’hui quand vous allez à Chaban-Delmas ?

Le 4 mars 2012, vous apprenez l’engagement de Raphaël Ibañez pour deux ans comme manager général après le départ de Marc Delpoux à Perpignan. Il est secondé par Joe Worsley pour la défense, Régis Sonnes pour les avants et Vincent Etcheto maintenu pour les lignes arrière. La première saison se termine à la douzième place avec 47 points devant le SU Agen et le Stade montois. En 2013-2014, le club joue la majorité de ses matchs à Chaban-Delmas et termine huitième avec 64 points après avoir lutté avec le Stade toulousain, le Stade français ou le Castres olympique pour les barrages. En 2014-2015, vous vivez des prestations remarquées à domicile avec 51 à 21 face à Clermont puis 59 à 7 face au Castres olympique, avant une courte défaite 20 à 21 face au Stade toulousain dans une rencontre à guichet fermé où Pierre Bernard manque une transformation à la dernière minute.

Quels visages et quels lieux retiennent votre attention maintenant ?

Lors de la dernière journée, vous revivez un scénario proche face à Toulouse quand Lionel Beauxis manque la pénalité de la gagne à la dernière seconde et l’Union termine septième à un point de la sixième place qualificative. La semaine suivante, l’Union se qualifie pour la Coupe d’Europe 2015-2016 en battant Gloucester sur le score de 22 à 23 grâce à un drop décisif de Pierre Bernard à la dernière seconde. Après la mise en retrait de Raphaël Ibañez, Jacques Brunel assure l’intérim puis est nommé sélectionneur de l’équipe de France le 27 décembre 2017 à la place de Guy Novès. En janvier 2018, Rory Teague est nommé manager général par Laurent Marti avant une séparation le 12 novembre 2018, puis Joe Worsley, en charge de la défense depuis 2013, prend la suite sans qualification pour les phases finales. Pour la saison 2019-2020, Christophe Urios arrive du Castres olympique avec Julien Laïrle et Frédéric Charrier, avec des recrues comme Rémi Lamerat, Scott Higginbotham et Santiago Cordero, et l’équipe termine la phase aller à la première place, invaincue à domicile et battue uniquement à Lyon et à Brive. Vous retrouvez aujourd’hui une fiche resserrée, fondation en 2006, statut professionnel depuis 2006, stade Chaban-Delmas de 32 930 places, siège au 113 Avenue du professeur Bergonié à Bègles, surnoms L’UBB, les unionistes, l’union et les bordelo-béglais, 283 matchs pour Jefferson Poirot, 1426 points pour Matthieu Jalibert, 66 essais pour Louis Bielle-Biarrey, un encadrement avec Yannick Bru, Noël McNamara, Aurélien Cologni, Heini Adams, Jean-Baptiste Poux et Shaun Sowerby, et deux titres en Champions Cup après celui de 2025 qui fait de Bordeaux le cinquième club français sacré après le Stade toulousain, le CA Brive, le RC Toulon et le Stade rochelais. Vous pouvez prolonger par la Champions Cup à Bordeaux, vérifier le calendrier du Top 14 2026-2027 et noter le centre d’entraînement au stade André-Moga de Bègles avant votre prochaine venue.

Lieux, histoire et rendez-vous du rugbyédition du Revenir au cahier

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