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Édition du 15/09/2026Numéro 1Magazine en tiers

Ovale Garonne

Le ballon ovale au cœur de Bordeaux et de la Gironde

Le derby bordelais : origine d’une rivalité de quartier

D’où vient la rivalité entre les clubs de Bordeaux, ce que les archives montrent et ce que les supporters en retiennent aujourd’hui.

Par La rédaction d'Ovale GaronnePublié le Corriger, signaler une source : contact@bordeaux-rugby.com

Deux équipes amateurs rivales face à face pour le coup d'envoi sur un terrain communal, joueurs alignés côte à côte sous une lumière de fin d'après-midi.
Deux équipes amateurs face à face avant le coup d'envoi, sur un terrain communal.

Vous entendez parler de derby bordelais et vous voulez comprendre d’où vient cette rivalité locale, quels clubs elle concerne et ce que les supporters en retiennent. Ovale Garonne vous propose de repartir du rugby arrivé en Aquitaine par le commerce du vin avec l’Angleterre et du parcours du Stade bordelais dans le championnat créé en 1892.

Que cherchez vous quand vous parlez de derby bordelais ?

Vous cherchez une origine de quartier, un stade partagé ou une affiche qui revient chaque saison, et vous attendez des noms, des dates et des images de tribunes. La page Championnat de France de rugby à XV ne publie pas de récit de derby bordelais ni de mémoire de supporters. Vous trouvez en revanche sur cette page le cadre qui permet de situer Bordeaux dans le rugby français, avec la création du championnat, ses organisateurs successifs et la place prise très tôt par le Stade bordelais. Vous pouvez donc replacer l’idée de derby dans une histoire plus large, celle d’une ville qui entre tôt dans la compétition nationale, puis qui disparaît des tableaux récents au profit d’autres dominations.

Comment le rugby est il arrivé jusqu’à vous en Aquitaine ?

Vous devez d’abord regarder vers les échanges commerciaux avec l’Angleterre, décrite comme friande des vins de Bordeaux. Des négociants en vin britanniques forment dans la région une colonie vinicole et rugbystique, et le jeu prend avec eux une première assise locale. Vous voyez ensuite d’autres relais, avec l’arrivée d’étudiants et de fonctionnaires venus de la région parisienne. Vous croisez aussi l’influence de Philippe Tissié, né en 1852 et mort en 1935, présenté comme promoteur du rugby dans l’éducation scolaire de la Ligue girondine d’éducation physique. Vous comprenez enfin l’enracinement dans le Sud Ouest par les stations climatiques et sportives de Pau et de Biarritz, où des aristocrates anglais font des cures hivernales. Pour situer ces lieux et ces débuts, vous pouvez lire l’histoire et lieux du rugby à Bordeaux proposée par Ovale Garonne.

Avant d'être une rivalité, le derby bordelais est une histoire de voisinage : des clubs nés de la même colonie vinicole et rugbystique.

Qui étaient les premiers clubs du championnat ?

Vous remontez vers 1870, lorsque le rugby à XV est introduit en France par des Britanniques qui travaillent dans l’Hexagone. Dès 1872, certains fondent le Havre Athletic Club et y pratiquent une forme hybride appelée combination. Le premier véritable club français cité est le English Taylors RFC, fondé par des hommes d’affaires anglais à Paris en 1877, suivi par le Paris Football Club l’année suivante. La scission de ce dernier entraîne la formation du Racing club de France en 1882, du Stade français en 1883 ou 1887 et de l’Olympique en 1888, entièrement ou en partie par des Français. Vous voyez aussi le rôle de Pierre de Coubertin, passionné de rugby, qui souhaite reproduire ce modèle éducatif anglais dans les grands établissements parisiens. Vous mesurez ainsi que Bordeaux arrive dans un jeu déjà structuré à Paris.

Pourquoi le 20 mars 1892 compte pour votre lecture ?

Vous retenez que le premier titre de champion de France est décerné le 20 mars 1892 à la suite d’un simple match entre le Racing et le Stade français au Bois de Boulogne. La rencontre est arbitrée par le baron de Coubertin et remportée par les Racingmen sur le score de 4 à 3. Les trois clubs parisiens que sont le Racing, le Stade français et l’Olympique remportent tour à tour le titre jusqu’en 1898. Le championnat n’est alors disputé que par des clubs de Paris ou de la région parisienne et le nombre de participants est au maximum de six clubs en 1898. Vous comprenez que, pendant ces premières années, la compétition reste fermée à la province. Vous attendez donc 1899 pour voir Bordeaux entrer dans le tableau.

Comment Bordeaux entre dans la compétition nationale ?

Vous notez que les clubs de province sont autorisés à disputer le titre en 1899. Le championnat se joue alors entre le champion de Paris et celui des départements. Le Stade bordelais, désigné par le sigle SBUC, en profite aussitôt pour remporter son premier titre. Vous suivez dans la présentation de l’élite du rugby français la suite donnée à cette entrée, avec une finale rejouée et des saisons où Bordeaux occupe le haut de l’affiche. Vous gardez en tête que cette autorisation de 1899 change le sens du titre, qui ne couronne plus seulement Paris. Vous pouvez alors lire l’histoire bordelaise comme une ouverture géographique du championnat, portée par l’Aquitaine déjà décrite.

Pourquoi l’année 1901 reste une date à connaître ?

Vous vous arrêtez sur la finale de 1901, remportée à la régulière par le SBUC sur le score de 3 à 0. L’USFSA annule le résultat et décide que la finale doit être rejouée à Paris, au motif que le Stade bordelais a fait jouer trois joueurs de façon irrégulière. Le SBUC refuse cette décision et le Stade français est déclaré vainqueur. Vous voyez dans cet épisode une question de règlement qui touche directement un club bordelais et qui laisse une trace dans la mémoire du championnat. Vous ne trouvez pas de récit de réactions en tribunes, mais vous disposez d’une décision, d’un score annulé et d’un titre attribué sur tapis vert. Vous pouvez vous en servir pour expliquer à un nouvel arrivant pourquoi les anciens parlent encore de cette finale.

Que s’est il passé entre 1904 et 1911 ?

Vous entrez dans la période où la suprématie des équipes de la moitié Sud de la France devient écrasante à partir de 1904. Le SBUC dispute toutes les finales entre 1904 et 1911 et n’en perd que deux. Vous visualisez un club de Bordeaux présent chaque printemps dans le match qui désigne le champion. Vous replacez ce cycle dans la liste des dominations relevées au fil de l’histoire, avec l’hégémonie des deux clubs parisiens du Racing club de France et du Stade français Paris de 1892 à 1903, puis celle du Stade bordelais dans les années 1900. Vous notez que le rugby s’enracine alors dans un rectangle Lyon La Rochelle Biarritz Toulon, avec la vallée du Rhône, le Languedoc, le Roussillon, le Béarn, le Pays basque, la vallée de la Garonne et les Pyrénées. Vous comprenez que Bordeaux précède de loin l’arrivée d’autres places fortes.

Comment le championnat change de mains après Bordeaux ?

Vous suivez après Bordeaux d’autres cycles, avec l’Aviron bayonnais qui, en 1913, apporte dans le sillage du Gallois Owen Roe le premier titre à une petite ville de province. Vous retrouvez ensuite la première période de domination du Stade toulousain, avec cinq titres de champion de France en six ans, de 1922 à 1927, sous le surnom de Vierge Rouge lié au titre de 1912 au cours duquel l’équipe reste invaincue pendant toute la saison. Vous relevez plus tard le FC Lourdes dans les années 1950, l’AS Béziers Hérault de 1971 à 1984, puis le Stade toulousain dans les années 1920 puis de 1985 à 2001. Entre 1994 et 2008, le Stade toulousain, le Stade français Paris et le Biarritz olympique se partagent les quinze titres mis en jeu. Cette hégémonie à trois prend fin en 2009 avec la victoire de l’USA Perpignan, avant des vainqueurs différents dont le Castres olympique, le RC Toulon, l’ASM Clermont Auvergne, le Racing 92 et pour la première fois le Montpellier Hérault Rugby.

À quoi ressemble le championnat que vous suivez aujourd’hui ?

Vous suivez désormais une compétition annuelle qui met aux prises des clubs professionnels et qui porte le nom de Top 14 depuis 2005. Elle a été créée en 1892 sous l’égide de la fédération omnisports USFSA, organisée par un comité chargé du rugby, puis prise en charge à partir de l’édition 1921 par la Fédération française de rugby, avant d’être organisée depuis 1998 par la Ligue nationale de rugby. Le vainqueur remporte comme trophée le Bouclier de Brennus. Vous comptez 14 clubs et 187 matchs, avec une première division dont le niveau inférieur est la Pro D2. Le tenant du titre cité est le Stade toulousain, porté à 25 titres en 2026, vainqueur pour la quatrième fois de suite sur les cinq dernières éditions. Pour replacer ces repères dans le quotidien métropolitain, vous pouvez consulter le rugby professionnel à Bordeaux sur Ovale Garonne.

Comment lire la formule actuelle sans vous perdre ?

Vous distinguez deux phases, une phase dite de qualification disputée par toutes les équipes, puis une phase finale regroupant les six meilleurs clubs de la phase de qualification, contre les quatre meilleurs jusqu’à la saison 2008 à 2009, et jouée par élimination directe. Depuis la saison 2017 à 2018, le dernier de la phase qualificative est relégué en Pro D2 et remplacé par l’équipe gagnante de la finale de Pro D2, tandis que l’avant dernier joue son maintien par un match de barrage face à l’autre finaliste de Pro D2. Vous retenez aussi que le nombre de clubs de l’élite a diminué avec le professionnalisme introduit en 1995, passant de 24 à 16 puis à 14 en 2005. La compétition s’est appelée Top 16 de 2001 à 2005, puis Top 14, puis Rugby Top 14 Orange à la suite d’un partenariat de la ligue avec l’opérateur de téléphonie en 2008, puis à nouveau Top 14. Le nombre d’éditions cité est de 127 et le site officiel indiqué est top14.lnr.fr. Vous pouvez aussi parcourir les origines du rugby à Bordeaux pour relier ces formats à l’histoire locale.

Que pouvez vous faire de cette histoire à Bordeaux ?

Vous pouvez commencer par retenir trois repères simples avant votre prochaine discussion au stade : l’ancrage aquitain lié au vin et aux Britanniques, l’entrée du Stade bordelais en 1899 et la série de finales de 1904 à 1911. Vous pouvez ensuite vérifier par vous même les scores, les noms de clubs et les dates sur la page du championnat, puis revenir vers les pages d’Ovale Garonne pour situer les stades et les pratiques près de chez vous. Vous pouvez interroger un bénévole ou un éducateur sur ce que ce passé bordelais évoque pour son club et noter ce qui revient dans les réponses. Vous pouvez enfin assister à un match amateur en Gironde et écouter comment le public nomme les anciennes affiches.

La rivalité se raconte volontiers comme une querelle ; les archives montrent d'abord des clubs voisins qui se sont partagé joueurs, terrains et dirigeants.

Lieux, histoire et rendez-vous du rugbyédition du Revenir au cahier

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